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Modifié le 10-Jul-09
10-Jul-09 créé
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La Forteresse de Breendonk

Le 20 septembre 1940 arrive le SS-Sturmbannführer (major SS) Philipp Schmitt au Fort avec ses premiers prisonniers. Breendonk devient alors un « SS-Auffanglager » ou « camp d’hébergement » sous tutelle de la Sicherheitspolizei-Sicherheitsdienst (en abrégé Sipo-SD), la police politique allemande.

Durant la première année d’occupation, les Juifs constituent la moitié du nombre total de prisonniers. A partir de 1942 et la création du « Sammellager » de la caserne Dossin où les Juifs sont rassemblés avant leur départ vers l’est et les camps d’extermination, la plupart des Juifs disparaissent alors de Breendonk qui devient petit à petit un camp pour les prisonniers politiques et les résistants.

Le 22 septembre 1941, un premier convoi de prisonniers politiques belges est transféré de Breendonk et de la citadelle de Huy au camp de concentration de Neuengamme près de Hambourg. D’autres convois suivront…
Breendonk devient un camp de transit où l'on reste en moyenne trois mois avant d’être déporté vers les camps de concentration en Allemagne, en Pologne ou en Autriche.

Le régime instauré par les nazis diffère à peine de celui d’un véritable camp de concentration. La sous-alimentation et les travaux forcés minent les corps et les esprits. Les nombreux sévices entraînent parfois la mort des prisonniers.
Initialement, le camp est gardé uniquement par quelques SS allemands et un détachement de la Wehrmacht. En septembre 1941, la Wachtgruppe du SD arrive en renfort : cette fois-ci, il ne s’agit pas de SS allemands mais principalement de Flamands.

Au total quelque 3500 personnes, parmi lesquelles une trentaine de femmes, ont connu l’« Enfer de Breendonk », comme Franz Fischer le nomme dans ses mémoires.

Environ la moitié de ces 3500 ne sont pas revenus vivants des camps.

The fortress of Breendonk

The building of the fort was undertaken in 1909. The fort is part of a defence belt of fortifications built ten miles away from the city of Antwerpen.
The fort have on its West side, the Liezele Fort with the Letterheide bunker in between and, on its East side, the Waelhem fort.
On september 20th 1940 Sturmbannführer Philip Schmitt brought his first victims to Breendonk. The Fort became officially the Auffanglager Breendonk, a transit camp; a major centre for the Sicherheitspolizei-Sicherheitsdienst.

During the first year of the Occupation, the Jews made up half the total number of prisoners. From 1942 onwards and the creation of the «vezammelkamp» (reception camp) at the Dossin barracks where the Jews were assembled before their departure towards the east and the extermination camps, most of the Jews disappeared from Breendonk, which gradually became a camp for political prisoners and members of the Resistance.

On the 22nd of September 1941, a first convoy of Belgian political prisoners was transferred from Breendonk and from the citadel of Huy to the concentration camp of Neuengamme close to Hamburg. Other convoys were to follow …
Prisoners stayed on average three months at the fortress before being deported towards the concentration camps in Germany, Austria or Poland.

The regime set up here by the Nazis hardly differed from that of an official concentration camp. The undernourishment and the forced labour wore down the body and mind. The ever-present physical cruelty sometimes caused the death of prisoners.
Initially, the camp was only guarded by a few German SS and a detachment of the Wehrmacht. In September 1941, the Wachtgruppe of the SD arrived as back up. This time, these were no longer German SS but mainly Flemings.

In total, around 3500 persons, including around thirty women, were subjected to the “Hell of Breendonk”, as Franz Fischer calls it in his memoirs.

Around half of these 3500 did not come back from the camps alive.